Un autre monde est possible: la Société de l’Accord

Les mouvements politiques, notamment d’extrême gauche et écologistes, affirment qu'”un autre monde est possible”, qui serait différent de la société actuelle, avec ses inégalités énormes et son suicide climatique collectif.

Toutefois, ces mouvements politiques n’ont généralement pas réussi à décrire ce que serait une telle société alternative. Au besoin, ils décrivent quelques expériences déconnectées et partielles. Ce n’est pas suffisant, car ce qu’il faut, c’est relier ces expériences partielles les unes aux autres.

Cet échec a considérablement affaibli leur capacité à convaincre les gens de s’engager dans le type de changement radical qu’ils soutiennent. Il est normal et sain d’hésiter quand on sait ce qu’on perd (le confort du monde connu, même si son avenir est sombre), et qu’on ne sait pas ce qu’on peut gagner (parce que personne ne peut décrire concrètement à quoi cela ressemblerait).

Afin d’éviter ce piège de la peur (légitime) que j’ai décrit ci-dessus, j’ai fait l’effort de décrire, assez complètement et avec quelques détails, ce à quoi pourrait ressembler une société heureuse et durable pour 2050 et au-delà, avec la perspective de faire durer indéfiniment la civilisation humaine. Je l’ai appelée la Société de l’Accord, parce qu’elle identifie les deux questions clés à résoudre comme : (1) se mettre d’accord entre les humains et (2) être en accord avec nous-mêmes et avec notre environnement, en s’alignant sur l’état de l’art scientifique concernant les lois du bien-être humain et de la nature.

Je l’ai décrite à l’aide d’une carte cognitive, afin de faciliter la navigation entre tous ses aspects, et de garder une vue d’ensemble facile. Vous pouvez la trouver ici.

La Coopérative CosmoPolitique que je soutiens vise des transformations radicales de la société, vers (1) la durabilité environnementale, (2) la justice sociale et (3) la démocratie paneuropéenne, dans une Stratégie 30-40-50 vers cette Société de l’Accord.

Je présente la Société de l’Accord à Lille, lors d’un atelier participatif de découverte, le 04 juin 2019, dans le cadre de la Semaine Européenne du Développement Durable. Je serais heureux de vous y retrouver ! Le site d’inscription présentant tous les détails de cet événement est ici.

Debt towards humans, or towards natural / social phenomena? Classical accounting gives the wrong answer

I identify two very different types of debt:

  • towards human creditors, or
  • towards natural or social phenomena.

Debt towards human creditors is the most visible form of debt. It is recorded in public or private accounts, and is the purpose of active monitoring, in order to ensure that the debtor keeps a sustainable capacity to pay the creditor back. The rights of creditors are defended by national and international law.

However, debt towards humans is not as hard as what could appear prima facie.

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The shareholders aren’t any more the most legitimate to govern companies

Source of data in the image: World Bank, stocks traded, turnover ratio of traded shares.

When asked about who should govern companies, the most obvious answer seems to be: the shareholders. And the reason: because they are the owners. Period. Debate closed. Recent discussions about the increased role of other stakeholders, be they the workers, representatives of external interests such as those of the environment or of suppliers, are seen like nice add-ons, little more than an inflexion to a generally valid rule.

I disagree, and believe that the role of the shareholders in the governance of companies should be radically reconsidered.

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State of Union speech: time for trans-national democracy, at last?

In his “State of the Union” speech of 13 September 2017, President of the Commission Jean-Claude Juncker expressed his “sympathy” for the idea of trans-national lists in the elections to the European Parliament. This is a courageous move, knowing the reluctance – to say the least – of many nationally-elected politicians towards a proposal that would make them obsolete overnight.

I consider Jean-Claude Juncker to be fundamentally right. The only alternative to populism is trans-national democracy, not the global ploutocracy that we currently are heading towards.

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Why we need more regulation, not less

Everybody complains about regulation. Regulation is criticised as a restriction of one’s freedom, of one’s capacity to innovate and exploit new opportunities. This discourse is frequent among ordinary citizens. It is a leitmotiv of businesses of all sizes. The last avatar of this regulation-bashing trend is the REFIT programme of the European Union, based on the work of the “High Level Group on Administrative Burdens” chaired by former conservative (CSU) Bavarian Minister-President Edmund Stoiber (final report “Cutting red tape in Europe”, July 2014, available here).

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